Le temps au jardin

Le temps au jardin

    1. Constat

Dans le jardin, au-delà des saisons, le temps joue son rôle. Il est difficile à cerner, car peut être trop lent pour nos yeux. Mais à mon sens, c’est une tout autre chose qui nous empêche de le cerner. Et pour cause, l’envie de l’homme de posséder tout immédiatement et de céder à ces moindres caprices fait que, lorsqu’il faut comprendre l’effet du temps sur un lieux ou objet, nous ne comprenons pas. Le fait est qu’actuellement nous ne comprenons pas le rôle de la Vie dans le temps, et on consommons trop rapidement le temps qu’il nous reste. Mais quel est donc le rapport avec le jardin ?

Le fait est,  que le temps dans le jardin résulte du vœu que l’homme souhaite arrêter le temps, pour arrêter de vieillir et de fait, son jardin reste figé dans le temps ! Déposséder d’évolution, le jardin se meurt à petit feu. La Vie se meurt à petit feu. Et par découlement l’Homme se meurt à petit feu.

Le jardin ne doit pas être une prison, un lieu figé, pour le temps, mais un lieu de ressourcement pour l’Homme rapide et consumériste. Les réponses de la Nature étant perçu trop lente pour répondre aux attaques dans un milieu, l’homme se voit obligé d’entreprendre avec sa science de « soigner » le milieu, or les réponses du milieux se font avec le temps. L’homme doit réapprendre à patienter et à observer, pour comprendre. La non-connaissance apporte la peur, et affecte notre jugement, et par découlement nous ripostons par nos agents chimiques, croyant que notre réponse soignera le milieu attaqué. C’est égocentrique de penser que l’Homme est capable de soigner tous les maux du monde. Patience et observation sont de rigueur pour comprendre la Vie.

Le rôle du jardinier-paysagiste (JP) est d’observer et d’accompagner le jardin dans le temps, de voir grandir les végétaux et de ne surtout pas les maintenir à leur taille au moment de la plantation, ou création du jardin. La Vie, nous jardinier-paysagiste, jouons, intervenons directement sur cette première et si celui-ci ne comprend pas le monde qui l’entoure, la Vie se trouve stoppé, freiné. Le but de l’entretien n’est pas de maintenir mais d’accompagner.

evolution jardin dans le temps

Maintenant, j’aimerai aller encore plus loin dans le raisonnement, pour vraiment apporter une réflexion sur le rapport au temps.

La graine représente la vie, la création représente le moment où cela à été planté, puis elle germe. Le jardin ne devient mature qu’au bout de 10-15 ans, voir 3-4 ans en fonction de l’aménagement fait, et des végétaux plantés. On nous apprend que c’est la création de jardin qui fait la fierté de notre métier, or la création représente 5 % du temps que représente le jardin. 10 % pour la recherche du projet et l’avant projet, réalisation de plan, et planning … donc il reste bien 85 % du temps qui va être consacré à l’entretien, et à accompagné la création dans le temps. Changeons notre point de vue sur l’entretien de jardin, qui est vraiment la partie la plus complexe de notre métier. (en fonction des aménagements)

En aucun cas, l’entretien de jardin, se doit d’être réduit à maintenir le jardin à l’état de création.

    1. Evolution de la végétation dans le temps

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  • Il est essentiel de comprendre comment fonctionne la Nature dans le temps.
  • Quels sont les différentes étapes qui se mettent en place ?
  • Pourquoi il existe toujours très peu d’ensemble (espace) vide naturel ?
  • Quels sont les éléments essentiels à la « première installation » des plantes ?

Les différentes strates :

Créer des ensembles vides (minéral / gazon) nécessite un entretien constant pour rompre l’installation des herbes pour le premier ensemble et des arbustes pour le second ensemble.

Les graines vont germer dans ces ensembles vides, et créer des ensembles équilibrés par la dégradation des nouveaux éléments germés, et ainsi créer de l’humus pour permettre l’implantation de nouvelles espèces végétales tels que des arbres arbustes.

La dégradation des herbes, petits arbustes s’effectue dans une échelle de temps court (6 mois à 1 ans). Car les caducs (végétaux perdant leurs feuilles d’une année sur l’autre) sont plus « mou » et sont ainsi dégradés lors de leur chute au sol ; grâce à notre faune du sol qui mangent et digèrent ce type de bois pauvre en lignine (comparé aux végétaux persistant) cela créer donc le cycle de dégradation de la Matière organique.

Le Sol Partie 1

On voit donc plusieurs strates se créer naturellement :

  1. Strate rocheuse
  2. Strate herbacée
  3. Strate arbustive
  4. Strate arborée

C’est donc avec ces différentes strates qu’il faut jouer dans les jardins.

Il existe donc très peu d’espaces vides en pleine nature, sauf catastrophes naturelles. La Nature tend à couvrir tous les milieux. Les plantes, entre elles, développent des techniques pour vivre et survivre dans les milieux ouvert : c’est une lutte entre chaque espèce végétal et sont sans pitié pour assurer leur survie.

Extrait de la Vie secrète des arbres de Peter Wollenberg :

« Si le système [forêt] ne s’effondre pas, cela tient uniquement au jeu de mécanisme qui limitent les excès. Le groupe [végétaux] qui est trop avide, qui prend trop sans offrir en contre partie, se condamne à l’extinction par destruction de ses moyens d’existence »

La forêt-Jardin, lieu de l’équilibre :

Une forêt-jardin, est donc l’ensemble qui est présenter comme le plus équilibré. Où les végétaux s’auto-régularisent entre eux.

Définition d’une forêt-Jardin :

« Une forêt jardin est un jardin créé selon le modèle de la forêt naturelle. Elle est composée de différents étages de végétation, appelé strates, avec des grands arbres, arbustes ou arbrisseaux, de buissons et de plantes herbacées.

C’est un système auto-suffisant, durable et varié. Il nécessite peu de travail et présente des bénéfices environnementaux et sociétales. »

Les éléments essentiels :

Trois éléments sont primordiaux à la survie de ce jardin :

  • Lumière
  • Eau
  • Humus

Les grands arbres vont stabilisés ces trois éléments. Ils vont utilisés 97% de la lumière du soleil pour leurs propres intérêts. Pomper et retenir l’eau. Créer de l’humus grâce à leur bois mort, feuilles mortes. Et cela est seulement possible grâce à une vie dans le sol (champignons / bactéries / faune épigée – anécique – endogée).

Le Sol partie 2

Le Spectre du Jardin à la Française

 

jardin à la française versailles
Le château de Versailles, la quintessence du jardin à la Française

Le spectre du jardin à la française plane toujours sur les jardins actuels, comprenez la main de l’Homme, car même s’il on change les végétaux (haies de Cupressus qui maintenant ont été remplacé par des haies variées) les techniques de tailles restant toujours les mêmes, on arrive donc à l’identique résultat.

La fierté, le rayonnement du style à la française fait écho dans le monde entier, mais ainsi le désir de l’impeccable maîtrise de la Nature sans la compréhension de celle-ci à pour résultat un jardin stérile de vie et figé dans son image.

Il faut ré-apprendre l’observation de la Nature.

Alternative face au Jardin Figé

Gilles clément explique : Le jardin est la représentation du beau qu’entend l’Homme à travers les modes. Le jardin devrait être un sanctuaire à la vie naturelle et non un lieu où l’on met ce que l’on pense comme beau, car les modes changent. Mais, à l’heure actuel, on ne peut plus penser à ce que l’Homme veut ou souhaite mais penser à sauvegarder de la Vie et cela passe par une connaissance de la vie et de sa sauvegarde dans nos jardins.

Le jardin doit avoir cette connotation de sauvegarde de la vie.

On doit donc sensibiliser la population à cette sauvegarde :

  • Destruction de l’uniformisation des territoires, les territoires ont par définition un terroir que le jardinier-paysagiste (JP) se doit de recréer et faire perdurer. L’image d’un jardin de magazine doit être enlevé de la mémoire collective.
  • Redonner un sens au mot territoire, réfléchir autour de la plante locale qui par découlement feront perdurer la faune local.

Retrouver le cycle : Plante – Insecte – Animaux

Le JP touche à toute la vie qui l’entoure, lors de l’apprentissage passé, on apprend les techniques d’un autre temps, où le sol était support de travail sans y voir la vie qui y était greffée. Il faut ré-apprendre à respecter la vie qui entoure les jardins et faire les aménagements permettant de la faire perdurer dans le temps.

Les végétaux sont vivants et évoluent avec le temps. Le rôle du JP est d’une de réaliser l’aménagement mais de le faire perdurer, l’accompagné dans le temps, sans le figé à l’état de création.

Si les végétaux migrent dans le jardin, c’est qu’ils préfèrent la place à laquelle ils se trouvent maintenant et non plus à la place décider par l’Homme. Le JP observe, analyse et réagit en conséquence ; des améliorations peuvent donc toujours être faites.

Alternative face au Jardin Figé

Recréer un écosystème dans chaque jardin.

Créer des habitats, des niches écologiques où il faut peu de travail et où les animaux viendront s’y loger !

Laissez environ 1/10 de la surface du jardin à l’état « sauvage ». Ainsi les fleurs sauvages parviendront à fleurir, les abeilles reviendront, bourdons, et papillons, reviendront rechercher du pollen et du nectar.

Gilles Clément l’initie : l’Homme Symbiotique. (lien ci-contre)

La vie invente dans le volume clos de la biosphère !

Le Tiers Paysage ne parle que des ponts biologiques qu’il faudrait faire pour sauvegarder la Nature. En allant plus loin, faisons des nouveaux jardin, ces ponts biologiques, les nouveaux lieux de vie et non comme des jardins figés actuels.

Le jardin ne serait plus, comme par le passé une exposition des richesses des propriétaires, mais la richesse d’une biodiversité perdu dans le jardin. Une richesse du propriétaire pour la Nature et non plus pour impressionner les voisins.

Laissons, un coin sauvage grouillant de vie dans nos jardins. Nos jardins sont un point d’interventions clefs dans la sauvegarde de biodiversité. Un simple tas de bois, une petite mare ou encore un parterre de fleurs mellifères sont déjà des contributions non négligeables dans la restauration des équilibres écologiques. Plantons des digitales, orties, bouillon blanc, des géraniums. Un tas de pierre à l’abandon regorge souvent plus de vie qu’un gazon tondu ras !

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LESS IS MORE, utilisé dans le domaine de l’architecture, pour aller à l’essentiel et ne pas avoir de finitions coûteuses, voilà vers quoi le jardin doit maintenant se tourner !

Moins on en ferra dans le jardin, plus on y verra une flore et faune spontanée, qui émerveillera les petits comme les plus grands.

Nouveaux termes à connaître :

Le terme Symbiose* est le terme central des nouveaux jardins !

[ définition symbiose : Association étroite de deux ou plusieurs organismes différents, mutuellement bénéfique, voire indispensable à leur survie. (La symbiose est fréquente entre les micro-organismes [symbiotes] et des plantes ou des animaux.) ]

Le terme Connexion est le terme qui relie tous les types de jardins (nourricier et forestier)

C’est donc sur ces deux termes que nous devons travailler.

Ce type de jardin, et de mode de pensée, et en pleine essors, dans la pensée commune, la prise de conscience est arrivée. Il est donc important d’avoir des réflexions sur les nouveaux jardins à tenir.

« Tout le monde a accès à la Terre, c’est un savoir commun à tous les humains de savoir comment celle-ci fonctionne et comment l’utiliser en la respectant. Voyez le monde végétal d’un œil nouveau. »

Alternative face au Jardin Figé

Comprendre le monde qui nous entoure :

La connaissance de son sol, de son climat, de sa topographie est essentiel pour la culture de son sol. Dans le domaine du paysage, il faut que dans tout jardin soit redonner l’essence de la Nature avec des variétés locales, où la faune y est spécialisée sans insectes ravageur ou de maladie.

Il faut ré-équilibrer les systèmes ; alors il s’auto gérera ; sans l’aide de personne.

Selon le manifeste du Tiers Paysage de Gilles clément, il faut créer des ponts de friche dans les jardin. Des corridors écologique, augmenter les zones d’échanges, en recréant différents zones écologique.

Point définition : tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément

Réserve: les espaces primaires et les délaissés qui apparaissent de façon massive sur le territoire, du type friche industrielle, terrain abandonné, se développant par la suite vers une forêt.

Corridor écologique : forme de réserve mais souvent sous la forme linéaire, du type haies, bordures de champs, bordures de routes.

Les limites : ce sont les inter-phases entre les différents milieux, cela constituent en soi des épaisseurs biologiques. Leur richesses est souvent supérieure à celle des milieux qu’elles séparent.

Refuge : pour la diversité, par la somme des délaissées, friches et ensembles primaires.

Délaissé : procède à l’abandon d’un ancien terrain, territoire, qui autrefois était exploité.

ensembles primaire - délaissé - gérés

Les différents ensembles

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

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Réserve – Corridors écologiques –

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

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Les différentes limites

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

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Ainsi, les jardins prennent une toute autre tournure :

  • Corridor écologique
  • utilisation de plantes locales
  • création espace vide / espace plein
  • vie du sol (BRF / Compost)
  • Potager / Fruitier

Recréer un écosystème dans chaque jardin.

Créer des habitats, des niches écologiques où il faut peu de travail et où les animaux viendront s’y loger !

« Laissez environ 1/10 de la surface du jardin à l’état « sauvage ». Ainsi les fleurs sauvages parviendront à fleurir, les abeilles reviendront, bourdons, et papillons, reviendront rechercher du pollen et du nectar. »

 

De la couleur au Jardin

La couleur est un outil puissant pour le paysagiste, qui agit sur nos sens et influence notre réaction à l’environnement général. Elle développe une ambiance.

Les tons chauds et vifs, qui semblent tout proches, donnent une impression de vivacité. Tandis que les couleurs froides rendent le jardin calme et spacieux.

Le rôle du paysagiste est donc de jouer avec les couleurs dans un jardin, tout en respectant les demandes du client.

Cercle chromatique :

Il révèle les plus belles harmonies. Il est essentiel de travailler sur les harmonies et les contrastes pour aboutir à un spectacle séduisant. Jouer également avec les points d’appel, et les sens, pour notamment créer un jardin de ballade.

Plusieurs combinaisons possibles :

 

• Les couleurs opposées

Elles sont complémentaires, leur vif contraste les fait vibrer mais peut fatiguer l’œil

Il faut éviter d’en abuser.

• Les couleurs proches

Elles représentent l’harmonie. Elles sont agréable à l’œil et donnent une impression d’ordre. Choisir une couleur dominante ainsi les autres la mettront en valeur.

L’effet recherché au jardin est de réchauffer l’esprit ou de le refroidir.

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Ici, les couleurs proches de tons chauds, apportent un sentiment de vivacité dans le jardin.

 

• Les triades colorées

Sélectionner 3 couleurs réparties en 3 points équidistants sur le cercle chromatique. Le résultat en serait plus qu’équilibré et plein de vie !

 

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La triade de couleur, quelque touches de couleur pour rehausser un massif d’arbuste.

 

Les effets de Couleurs :

⁃ Le Rouge sur le Vert, les couleurs vibrent

⁃ Le vert sur du rouge, la végétation ressort moins, moins distinct

La couleur attire le regard sur un objet ou lieu.

Plus le contraste est marqué, plus l’effet est visible.

Les couleurs froides, comme le bleu et le vert font naître une illusion de distance, à contrario du rouge et orange qui réduise la profondeur du fait de l’impact sur le visuel.

 

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Ici, l’érable du Japon commence à arborer ces couleurs hivernales, créer un point d’appel dans le jardin, et donne de la perceptive.  Cela donne l’envie d’aller s’y promener !

 

Créer des points forts :

Je vais donner un exemple. On peut obtenir un très bel effet en combinant des gris, bleu et vert. On peut apaiser un espace ombragé avec des blancs et du jaune lumineux qui vont éclairer l’espace, mettre du rouge et bordeaux dans des coins ombragés / sombres ne serait pas judicieux.

Le noir et le blanc sont des couleurs hors du cercle chromatique. Pourtant on les retrouve dans le jardin, en couleur de base, apporté maintenant grâce au jardin minéral.
Ainsi, il rehausse les différents tons des végétaux, soit il souligne les tons chauds et or de certains végétaux, soit il permette d’aller dans la continuité des floraison des végétaux.

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Ainsi, n’hésiter plus à jouer avec les couleurs au jardin !

 

 

Symbiose mycorhizienne et Arbres 

Définition symbiose : (Larousse)

Association étroite de deux ou plusieurs organismes différents, mutuellement bénéfique, voire indispensable à leur survie. (La symbiose est fréquente entre les micro-organismes [symbiotes] et des plantes ou des animaux.)

Comment cela fonctionne ? :

Plusieurs chercheurs ont mis en évidence la symbiose entre les racines des arbres et des champignons, sans les champignons, les arbres âgés viendraient à mourir, du fait, du manque de poils absorbant aux extrémités de leur racines, et permettant ainsi de parcourir plus le distances, pour trouver de la nourriture. C’est cela qu’on appelle mycorhize.

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A gauche, une plante sans mycorhizes / A droite, une plante avec des mycorhizes

Le mycorhize ne permet pas seulement l’échange de substances entre arbres et le champignon, il relie aussi les racines d’arbres différents par un réseau de filaments. Le Wood Wide Web , c’est le nom donné à ce réseau. Il tisse des liens avec des végétaux d’espèces variées dans la forêt. Ce n’est pas seulement des informations qui sont communiquées, mais également du matériel génétique.

Les champignons rendent les plantes plus fortes.

Retrouver ici, le lien vers l’article Le Sol Partie 1 et Le Sol partie 2 .

Hors, selon une étude menée par l’équipe de Martin Bidartando de l’Imperial College de Londres, indique que les symbioses mycorhiziennes seraient vulnérables à la pollution des sols comme celle de l’air. Du fait, de la symbiose, les arbres sont également touchés. Ce qui pourrait expliquer la tendance alarmante à la malnutrition observée chez les arbres des villes.

Compte rendu d’un entretien avec Martin Bidartando de l’Imperial College de Londres :

(tiré de [https://actualite.housseniawriting.com/science/environnement-ecologie/2018/06/07/la-pollution-penalise-un-champignon-qui-alimente-les-arbres-europeens/26941/])

« L’étude, publiée dans Nature, a examiné 40 000 racines provenant de 13 000 échantillons de sol sur 137 sites forestiers dans 20 pays européens. Cela a permis aux auteurs de découvrir des tendances à grande échelle dans les communautés mycorhiziennes, y compris leur tolérance à la pollution. Le Dr Martin Bidartondo, chercheur principal du Département des sciences de la vie d’Imperial et Kew Gardens, a déclaré : Il existe une tendance alarmante de la malnutrition des arbres en Europe, qui rend les forêts vulnérables aux ravageurs, aux maladies et aux changements climatiques. Nous tentons de déchiffrer ce qui se passe dans le sol. Car on ignore souvent les processus qui se déroulent dans le sol et les racines parce qu’il est difficile de les étudier directement, mais ils sont cruciaux pour évaluer le fonctionnement des arbres. »

ode à la vie VI

Les facteurs les plus critiques observés par l’équipe de chercheurs, sont les dépôts trop importants d’azote et de potassium amenés par les pluies ce qui viennent à modifier l’activité biologique de ces champignons, du fait de leur concentration trop élevées. Ainsi, cela n’agit plus comme un bénéfice pour la plante mais bien au contraire comme une pollution ( une sorte d’intoxication, du fait de la concentration trop importante de ces éléments) ; ainsi que des modifications de pH, et de la température de l’air.

Ainsi, dans nos jardins, il faut protéger le sol, les végétaux par des couverts organiques, pour limiter cette diminution de l’activité microbienne, déjà impacter par la pollution, et ne devrait pas être en plus impacté par de mauvaises pratiques au jardin.

Retrouver ici, l’article sur Le Paillage

Il est important que dans nos jardins, nous ayons une réflexion sur les arbres, car trop peu planté, ou de suite élaguer arrivé à une certaine hauteur… hélas je le regrette.

Retrouver ici, l’article sur L’ARBRE

Il est essentiel de planter des arbres de nos contrées et d’éviter au maximum de planter des arbres à fort potentiel prolifique, tel que les chênes verts (Quercus ilex), ou bien des arbres persistants, tel que le Magnolia grandiflora ; qui au niveau faune et flore local, ne joue pas un rôle très important.

Planter à volonté, des Bouleaux, Aulnes, Hêtres, Châtaigniers, Pins …

Le Paillage

1. Définition :

Définition tiré de « le petit livre du paillage et de la permaculture » de Catherine Delvaux, édition Larousse :

L’étymologie du mot « paillis » est claire : un paillis, est une couverture de paille. Le sens a ensuite dérivé et « paillis » désigne toute couverture de la terre, mise en place par le jardinier.

2. La Nature du Paillage :

Il peut être de différente nature : Organique ou minérale. Bien entendu, il faut privilégier le paillis organique pour la vie de son sol.

a) Les paillis minéraux :

Ce sont les graviers, schistes, ardoises, briques pillées, pouzzolane, grave … Ils sont utilisés dans les jardins minérals (japonais, alpins aromatiques …) ; ce sont des matériaux pérenne, qui dure dans le temps. L’utilisation de ces matériaux nécessite d’être toujours entretenu, ou traité. Ce qui, à mon sens, dans un jardin vivant n’a que peu de place, du fait, de l’entretien régulier que cela apporte.

 

b) Les paillis organiques :

Ce qui correspond à de la matière organique, sont ce qui nourrissent la vie du sol – faune épigée / anécique / endogée – grâce à la décomposition de la matière organique ; ce sont des paillis de type paille, feuilles mortes, gazon sec, branches broyées … En procédant ainsi, on limite les déchets verts, et le jardin retrouvera un cycle fermé, rien ne sort du jardin tout y est recyclé !

On apprend, aujourd’hui, à faire des jardins « propre », où y est retiré toutes feuilles mortes, alors que ce sont elles qui apportent l’équilibre dans le jardin, et donc la vie.
Si on les retire, on rend donc le sol stérile de toute vie !

Un jardin doit être un ensemble équilibré et cyclique. Tout déséquilibre apporte son lot de malheur, tel que des insectes ravageurs ou champignons détruisant à petit feu les arbustes ou arbres.
Un ensemble équilibré fera que la réponse au problème se trouve dans l’ensemble lui-même, et ne nécessitera pas d’intervention humaine.
Un ensemble cyclique fera que rien ne sortira de l’ensemble et que tout sera recyclé, et servira à l’ensemble.

Le bois en se décomposant libère du carbone, et les tontes de gazons / herbes libèrent de l’azote. Le sol doit avoir un rapport carbone / azote équilibré, comme cela a été déjà expliqué dans l’article Le Sol Partie 1 .

Le paillage libérant du carbone :

Le paillage libérant de l’azote :

 

3. Pourquoi et quoi pailler ?

Il est important de comprendre que c’est en partie pour la vie du sol qu’il est important de pailler avec du paillage organique. Car en plein été, sur de la terre nue la température peut vite monter jusqu’à 50°C alors que si elle est pailler cela reste vers 30°C. Donc pour les insectes, vers, cloportes, il est essentiel de gardé une température convenable pour éviter de les voir disparaître. Ainsi le travail du sol est réalisé par cette faune, plus besoin de biner ou de bêcher la terre.
De part, le couvert végétal, cela empêche l’évaporation de l’eau lors des grandes sécheresses, et empêche le gel de détruire les racines des végétaux en hiver.
De plus, les graines des adventices (mauvaises herbes) n’ayant pas accès à la lumière, ne peuvent pas germer, ce qui une fois de plus montre les atouts positifs du paillage organique.

 

Tous les endroits du jardin sont bons à pailler ! que cela soit aux pieds des haies, dans les massifs de vivaces, massifs d’arbustes, massifs de rosiers.  Il est judicieux de penser à pailler ses allées, d’une pour avoir les pieds aux secs mais aussi si les allées en herbes demande trop d’entretien.
Il est déconseillé de mettre du paillage organique, aux pieds des plantes de climat méditerranéenne, ainsi que les plantes de rocailles, car préférant avoir les racines chauffées par le soleil. (Important, se référer au Lexique Végétal)

 

4. Comment pailler ?

Il y a quelques règles à appliquer lorsqu’on paille son jardin pour la première fois. Il est important de désherber l’endroit que l’on souhaite pailler car les plantes non voulu à racines pivotantes (pissenlit, chardon, …) et celle avec des stolons (fraisiers, renoncule, …) car elles traverseraient aisément le paillage organique. Il faut épandre une bonne épaisseur, par exemple pour le BRF (bois raméal fragmenté) 10 cm est conseiller alors que pour les feuilles une épaisseur de 20 cm sera nécessaire. Et, il est essentiel de ne pas piétiner son paillage, car les micro-organismes auront aérés le sol, donc à cas de piétinement leur travail sera entièrement détruit …

 

Source : Lydia et Claude Bourgignon, Manifeste pour une agriculture durable.
Catherine Delvaux, Le petit livre du Paillage et de la Permaculture.

 

Evolution Naturel dans Le Temps

  • Il est essentiel de comprendre comment fonctionne la Nature dans le temps.
  • Quels sont les différentes étapes qui se mettent en place ?
  • Pourquoi il existe toujours très peu d’ensemble (espace) vide naturel ?
  • Quels sont les éléments essentiels à la « première installation » des plantes ?

Les différentes strates :

Créer des ensembles vides (minéral / gazon) nécessite un entretien constant pour rompre l’installation des herbes pour le premier ensemble et des arbustes pour le second ensemble.

Les graines vont germer dans ces ensembles vides, et créer des ensembles équilibrés par la dégradation des nouveaux éléments germés, et ainsi créer de l’humus pour permettre l’implantation de nouvelles espèces végétales tels que des arbres arbustes.

La dégradation des herbes, petits arbustes s’effectue dans une échelle de temps court (6 mois à 1 ans). Car les caducs (végétaux perdant leurs feuilles d’une année sur l’autre) sont plus « mou » et sont ainsi dégradés lors de leur chute au sol ; grâce à notre faune du sol qui mangent et digèrent ce type de bois pauvre en lignine (comparé aux végétaux persistant) cela créer donc le cycle de dégradation de la Matière organique.

https://ojardinconseil.com/2018/08/28/le-sol-partie-1/

On voit donc plusieurs strates se créer naturellement :

  1. Strate rocheuse
  2. Strate herbacée
  3. Strate arbustive
  4. Strate arborée

C’est donc avec ces différentes strates qu’il faut jouer dans les jardins.

Il existe donc très peu d’espaces vides en pleine nature, sauf catastrophes naturelles. La Nature tend à couvrir tous les milieux. Les plantes, entre elles, développent des techniques pour vivre et survivre dans les milieux ouvert : c’est une lutte entre chaque espèce végétal et sont sans pitié pour assurer leur survie.

Extrait de la Vie secrète des arbres de Peter Wollenberg :

« Si le système [forêt] ne s’effondre pas, cela tient uniquement au jeu de mécanisme qui limitent les excès. Le groupe [végétaux] qui est trop avide, qui prend trop sans offrir en contre partie, se condamne à l’extinction par destruction de ses moyens d’existence »

La forêt-Jardin, lieu de l’équilibre :

Une forêt-jardin, est donc l’ensemble qui est présenter comme le plus équilibré. Où les végétaux s’auto-régularisent entre eux.

Définition d’une forêt-Jardin :

« Une forêt jardin est un jardin créé selon le modèle de la forêt naturelle. Elle est composée de différents étages de végétation, appelé strates, avec des grands arbres, arbustes ou arbrisseaux, de buissons et de plantes herbacées.

C’est un système auto-suffisant, durable et varié. Il nécessite peu de travail et présente des bénéfices environnementaux et sociétales. »

Les éléments essentiels :

Trois éléments sont primordiaux à la survie de ce jardin :

  • Lumière
  • Eau
  • Humus

Les grands arbres vont stabilisés ces trois éléments. Ils vont utilisés 97% de la lumière du soleil pour leurs propres intérêts. Pomper et retenir l’eau. Créer de l’humus grâce à leur bois mort, feuilles mortes. Et cela est seulement possible grâce à une vie dans le sol (champignons / bactéries / faune épigée – anécique – endogée).

https://ojardinconseil.com/2018/09/19/le-sol-partie-2/

Le Sol partie 2

3 Les décomposeurs :

Sans eux, il y a plus de vie dans le sol. Cela regroupe :

  • les champignons
  • les bactéries
  • faune épigée / anécique / endogée

Les champignons :

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Seul organisme capable de détruire la lignine (composant principal de la structure végétale et très résistante) lors de la décomposition des éléments présent sur le sol. Élément fonctionnant en aérobie (avec de l’oxygène) donc présent sur les 15 premiers centimètres du sol. Ce sont eux qui détériore les morceaux de bois et de feuilles, toutes les matières brunes du sol.

Les champignons du sol sont sensibles aux pesticides de synthèse et aux engrais chimiques. Ils sont aussi gravement menacés par le labourage et le bêchage. Car c’est grâce à eux que le sol peut acquérir une structure grumeleuse.

Les champignons procurent des nutriments au réseau alimentaire souterrain par le biais des déchets produits lors de leur croissance. Ils transportent également les éléments nutritifs vers les racines des plantes qui peuvent ainsi les assimilés. Car les champignons produisent des antibiotiques assimilables par les plantes, qui leur permet ainsi de renforcer le « système immunitaire » de la plante.

Les bactéries :

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Bacillus subtilis se rencontre fréquement dans le sol et les matières organiques et décomposition. Il accélère le compostage. source :indiamart.com

Elles s’occupent de toutes les parties tendres des végétaux, feuilles, herbes. Il existe deux groupes de bactéries : les anaérobies -fonctionnant sans oxygène et libérant une mauvaise odeur- et les aérobies -fonctionnant avec oxygène et libérant une odeur agréable-. L’odeur de la terre est donc un bon indicateur de son état de santé. Les bactéries sont la base nourricière du sol et est donc essentiel et l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais chimiques met ce réseau souterrain en danger. Les bactéries produisent l’essentiel de l’élément nutritifs assimilable par les plantes, donc si elles viennent à diminuer, les éléments nutritifs sont moins présent et laisse les plantes plus vulnérables aux éléments pathogènes.

Car les bactéries produisent des antibiotiques assimilables par les plantes, qui leur permet ainsi de renforcer le « système immunitaire » de la plante.

Dans un ensemble sain (sol sain), les « bonnes » bactéries viennent à bout des pathogènes et libèrent donc les éléments nutritifs essentiels au bon fonctionnement des plantes.

La faune épigée :

Ce sont les êtres vivant de surfaces, qui dégradent les gros morceaux de bois, feuilles coriaces. Ce sont les cloportes, mile-pattes, acariens, collemboles, nématodes. Ce sont eux qui dégradent les gros débris de végétaux, pour les rendre dégradable pour les champignons et les bactéries.

La faune anécique :

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Ce sont les vers de terre qui creusent des galeries verticalement. Ce sont eux qui sont essentiel pour le sol, car ils permettent le mélange de deux couches humus et argile qui permet ainsi la fertilité du sol. Ils représentent 80 % de la faune du sol, essentiel mais en voie de disparition.

La faune endogée :

C’est la même faune que la faune épigée mais celle-ci étant anaérobie (fonctionnant sans oxygène). Elle creuse des galeries horizontales qui aère le sol en profondeur, et dégrade les racines mortes.

Je vais développer ici l’intérêt des vers de terre dans un sol. Ils sont primordials dans un sol. Ce sont eux et seulement eux qui doivent travailler le sol. Le travail de l’Homme sur la terre est une aberration qui détruit la vie dans le sol ; avec le travail de la charrue. Cela détruit également les filaments mycéliens qui structure le sol.

Rôle des vers de terre : (Faune anécique)

Règle de base : argile + humus = Matière organique / vie du sol

Leur rôle est de mélanger ces deux couches et d’y ajouter du calcium Ca2+, qui est un ion positif, grâce à leurs glandes calcifères (glandes de Morren) situées dans leur intestin. Ce calcium est très important, car le sol est composé d’ions négatif. Le calcium peut donc fixer ces éléments entre eux: C’est cela le complexe argilo-humique. Le C-A-H permet aux minéraux présents dans le sol d’échanger avec la « solution du sol » et les plantes et constituent le réservoir de fertilité chimique du sol. C’est la fabrication d’un sol fertile.

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Les décomposeurs sont en constante lutte, à cause du jardinier qui ne trouve pas son jardin propre. Or ce sont eux qui « nettoie » le jardin en décomposant / mangeant / digérant et qui ainsi fertilisent les sols !

Il faut qu’ils aient à manger pour vivre dans nos jardins, ce pourquoi il est essentiel de laisser des feuilles mortes dans les massifs fleuris ou aux pieds des haies !

Une technique simple et efficace : à la tondeuse broyer les feuilles mortes, ramassé les, puis mettre le broyat dans les massifs fleuris. Pour les maintenir au sol,  soit les recouvrir d’un filet ou de branches mortes.

Il est essentiel de remettre de la science dans les jardins et dans le paysage et non plus que de la technique.

L’activité biologique des sols est en berne, les champignons (êtres vivants qui sont les seuls à pouvoir décomposer la lignine) ont disparu de près de 90 % de nos sols ; la cause ? vouloir la propreté dans un jardin, où l’environnement (l’ensemble) doit s’équilibrer de lui-même, sans l’aide humaine. l’équilibre de l’ensemble est donc rompu.

Cet équilibre est le rapport C/N (carbone / azote ), or nos sols sont bourrés d’azote (pour cause l’utilisation de fertilisant – engrais issue de l’industrie pétrochimique) ce qui perturbe tout le sol. Et, cela ne joue pas en faveur des plantes que nous plantons.

Des solutions ?

Un moyen efficace serait de remettre du bois tendre pour alimenter le sol. Du BRF (bois raméal fragmenté) en surface et seulement en surface, l’enfouissement est peu recommandé les champignons sont en surface et fonctionne en aérobie (avec oxygène). Cela réactiverait l’activité biologique du sol.

Il est également conseiller de ne jamais laisser un sol nu, et de le pailler, de le couvrir, pour le protéger des rayons du soleil.

En savoir plus :

Lexique Végétal

Les mots sont le support de la compréhension, on doit donc établir un lexique pour que l’on puisse tous se comprendre lorsqu’on parle de plante.

Toute les définitions sont tirées du : « Le Grand Larousse des 15000 Plantes & Fleurs de jardin »

Les Arbres :

« Un arbre, est une plante vivace ligneuse, caque ou persistante, dotée d’une tige non ramifiée dès la base, le tronc, Les arbres forment un groupe le plus conséquent que celui des arbustes. La plupart des arbres sont des angiospermes (fleur), à l’exception des conifères qui se reproduisent par des ovules nus, portés sur les écailles du cône. Les arbres supportent des conditions climatiques extrêmes et se singularisent par leurs ramifications singulières. »

Les Arbustes :

« Un arbuste, est une plante ligneuse, généralement très ramifiée dès la base, Sauf exception, les arbustes ne dépassent pas les 5/6 mètre de haut. Ceux avec une ébauche de tronc sont appelés arbrisseaux. »

Les Grimpantes :

« On distingue différents types de grimpantes, selon la manière dont celles-ci s’accrochent à leur support. Les grimpantes véritables s’agrippent à l’aide de racines aériennes ou de ventouses, à toutes surfaces offrant une prise (roche, tronc d’arbre ou mur). Il suffit de les guider au départ. Les volubiles enroulent leurs tiges, vrilles autour de tout ce qu’il peut servir de support. »

Les Vivaces :

« On peut qualifier de vivace toute plante qui vit plus de deux ans et qui, une fois adulte, refleurit chaque année. Au jardin, le terme vivace désigne des plantes herbacées dont les tiges florales, montent à graines, puis flétrissent en automne et réapparaissent au printemps. C’est certainement le groupe végétal le plus diversifié, avec un choix de formes, de couleurs, de textures et de parfums différents. »

Les Plantes de rocaille :

« on assimile souvent à tort les termes « plantes de rocaille » et « plante alpine ». En réalité, les vraies plantes alpines sont originaires des montagnes à climat tempéré, subtropical, et tropical. Elles poussent à une altitude supérieur à celle de la plus haute lignes d’arbres, dans les éboulis, les fissures des roches et la prairie alpine. Ces plantes dépassent rarement les 15cm de haut, pour leur acclimatation au milieu montagnard.
Le terme plante de rocaille s’applique à toute plante naine qui s’associe bien avec de vraies plantes alpines. Supporte allègrement les fortes températures mais non une humidité excessive. »

Les plantes annuelles et bisannuelles :

« Une plante annuelle est une espèce qui germe, fleurit, monte à graines et meurt au cours de la même année » A re-semer chaque année.
« Les bisannuelles ne produisent que du feuillage la première année, et fleurissent, montent à graines, et meurent l’année suivante. »

Les plantes bulbeuses :

« On appelle bulbes des organes de réserve, charnus, souterrains. Ils prennent diverses formes et appellations. Les vrais bulbes sont une superposition de feuilles écailleuses. Il y a les noms de cormes, tubercules, rhizomes. Les plantes bulbeuses survivent à une longue dormance, le plus souvent passée sous terre. »

Les plantes de bassin :

« Une plante est dite aquatique lorsqu’elle vit dans de l’eau et qu’elle s’enracine à n’importe quelle profondeur, même si elle flotte en surface. On différencie les plantes en immergées, d’eau profonde, flottantes, de rive, de marais ou de sol humide, selon leur profondeur de plantation sous le niveau de l’eau. Elles jouent un rôle vital dans l’écosystème d’une pièce d’eau, en créant un habitat pour d’innombrables micro-organismes, insectes, grenouilles …. Elles contribuent à supprimer les algues et à maintenir la clarté de l’eau. »

Les herbes et les bambous :

« Une graminée est une plante annuelle, ou vivace, persistante ou caduque, à la texture le plus souvent herbacée. Les tiges érigées ou arquées, sont souvent rondes et creuses, avec des nœuds régulièrement espacés, très visibles. »
« Les bambous développent un chaume rigide (canne) qui peut atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur. »

Le Sol Partie 1

La théorie du sol

1. Les différentes couches :

Le sol se compose en 5 couches différentes :

  • 1) La végétation + la litière, cette couche est composée de feuilles mortes et abritent plantes et animaux.profil de sol 001 (3).jpg

  • 2) L’humus, ce n’est que la matière végétale (zéro matière animale). Une terre noire et souple, riche en matière organique (M.O). Sa décomposition est réalisée par les organismes présents dans cet humus, elle permet de rendre au sol des nutriments vitaux pour le développement des végétaux.

  • 3) La couche arable (appelé aussi couche minérale), c’est une couche que l’homme peut travailler : mélange riche en humus et en minéraux.

  • 4) Le sous-sol généralement pauvre en humus, avec peu de trace de vie.

  • 5) La roche mère : exclusivement minérale, sans air et sans vie.

2. La Matière organique du sol et ses composants :

Le sol est constitué de 90% à 95% de particules minérales et de 5% à 10% de matière organique.

Dans cette matière organique, est présent de la M.O fraîche et de l’humus 90%, et biomasse 10% ( ensemble de la M.O animale et végétale).

Dans cette biomasse, et présent les systèmes racinaires des végétaux 80%, et animaux 20%

Dans les animaux, sont présents deux groupes, les micro-organismes 80% composés à 40% les champignons, et de bactéries 40%. Le second groupe est la faune 20% endogée, épigée, (acariens, collemboles, cloportes, nématodes) et anécique (lombrics).

C’est grâce à ces animaux, que le sol est poreux, et souple. Il n’y a pas besoin de retourner la terre, ces animaux le font parfaitement bien.


En 1900, on avait 4% de Matière Organique sur la

surface du sol français.

En 2010, on en avait plus que 1,5% !

Claude Bourgignon


Voilà tout ce que nous apprenons en cours. Alors que nous travaillons du vivant, le sol ! Le regard porté sur le sol n’est qu’une superposition de couche inerte, support sur lequel nous nous déplaçons. Or, le sol est vivant, et nous le connaissons à peine.

Il est donc primordial de faire un travail d’éducation sur le sol.

ode à la vie II

SCHÉMA D’UN PROFIL DE SOL :

sol biologie 001 (2)

Partie aérienne et les trente premier centimètre du sol :

L’endroit le plus important, et le plus ma connu ; lieu de la vie microbienne. Où les échanges entre air/terre sont primordial pour la vie du sol.

Humus et Argile :

L’humus est dégradé par les champignons (seul organisme à dégrader la lignine). Permettant ensuite une minéralisation par les bactéries.
Les argiles sont remontées en surfaces par les vers de terre (faune endogé) permettant une bonne structure du sol.

Roche-mère :

Perforation de la roche mère par les racines (enzymes, acides …) entraîne sa dégradation. Absorption des éléments Calcium, Potassium, Magnésium, pour les besoins de la plante.

On apprend, aujourd’hui, à faire des jardins « propre », où y est retiré toutes feuilles mortes, alors que ce sont elles qui apportent l’équilibre dans le jardin, et donc la vie.
Si on les retire, on rend donc le sol stérile de toute vie !

sur les pas d'une fourmi

Or, un jardin doit être un ensemble équilibré et cyclique. Tout déséquilibre apporte son lot de malheur, tel que des insectes ravageurs ou champignons détruisant à petit feu les arbustes ou arbres.
Un ensemble équilibré fera que la réponse au problème se trouve dans l’ensemble lui-même, et ne nécessitera pas d’intervention humaine.
Un ensemble cyclique fera que rien ne sortira de l’ensemble et que tout sera recyclé, et servira à l’ensemble.


J’aimerai amener une réflexion sur un mot en particulier : Dégradation

Le mot Dégradation, a une connotation négative dans la pensée commune. Alors que ce mot devrait avoir une connotation positive, car cela apporte dans le milieu du sol justement, la Vie. Sans dégradation, le sol, la vie microbienne du sol, ne pourrait pas se renouveler pour apporter les éléments nutritifs et essentiel aux végétaux. Et ceci tous les ans, il y a un cycle de la dégradation de la matière organique.


On obtient donc un cycle de la matière organique :

cycle de la M.O 001 (2).jpg

Egalement, se dessine le principe de restitution : Tout prélèvement par les racines des végétaux dans le sol doit être restitué au sol par la décomposition des feuilles, branches, troncs. Cela nourri la faune du sol et ainsi la vie du sol.

Insectes

Introduction :

Les techniques qu’on utilise toujours aujourd’hui viennent diminuer fortement la population d’insectes dans toute l’Europe, et par découlement en France. Dans nos jardins, on peut lutter contre ça en n’utilisant plus des pesticides et herbicides, pour permettre aux insectes de croître. Car, sans plantes pour manger, les insectes ne peuvent pas se nourrir, et donc les oiseaux ne peuvent pas non plus se nourrir. Tout cela n’est qu’une chaîne, si un maillon vient à manquer, alors c’est tout la chaîne qui en paye les conséquences, aussi désastreuses soient-elles.

 

Il ne faut pas oublier que l’Homme est un être hétérotrophe (mange pour sa survie) et omnivore (capacité à manger de tout). Les insectes pollinisent à eux seul près de 80 % des végétaux présent sur Terre ; sans eux il y aurait plus rien ! On est, que l’on le veuille ou non, dépendant des insectes !! Souvent ré-pulsé car la peur d’avoir une maladie ou d’être piqué influe notre raison. Tous les insectes ne sont pas des « nuisibles ».

Il faut connaître le monde qui nous entoure, le comprendre avant d’y faire quelque chose ( en aucun cas cela se rapporte à être stoïc et inactif ! ). La règle d’or passe par trois mots : Observation / Compréhension / Action.

Actions simples : papillon-2

 

Pour permettre aux insectes de venir dans votre jardin, il faut donc des plantes mellifères (fleuries) et nectarifères (pollen et nectar)

Les jardins de pelouse tondues régulièrement ne laisse pas de place à ces plantes et donc aux insectes, et par découlement aux oiseaux. Vous aurez beau faire tous les efforts du monde pour faire venir des oiseaux dans votre jardin s’ils n’ont rien à manger, ils ne s’y attarderont pas.

Une des premières actions simple et efficaces consiste à ne tondre que les endroits nécessaires ; au fond de votre jardin, où vos pas ne vous amènent que très rarement, est-il donc nécessaire de tondre cet endroit ? Ne serait-ce pas mieux d’y laisser pousser une Nature « sauvage » pour y voir un biodiversité que l’on n’a pas l’habitude de voir ?

Et, si on a la possibilité de planter deux ou trois plantes pour faciliter l’arrivée d’insectes dans notre jardin ; quoi de mieux de voir des coccinelles voler de fleurs en fleurs pour aller manger des pucerons. Ou des papillons volant dans le jardins pour l ‘émerveillement des petits comme des grands.

Technique pour la venu d’insectes :

 

Il y a aussi la pose d’hôtel à insectes, j’insiste sur le « fait maison », car ceux vendu dans le commerce sont peu adapté aux insectes car trop peu profond. Plus les tiges creusent sont longues, plus il y aura de ponte dans les tiges. Il faut privilégier des hôtels à insectes de plus de 26 centimètres de large.
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Il faut une exposition plein sud avec une température minimum de 21°C, cela déclenche la reproduction des insectes. Il faut utiliser des tiges creuses ou charnues comme celle du Bambous, ou du Sureau. Ou on peut également prendre un tronc sec et le percer avec des forets de différents diamètres pour permettre à différents insectes de venir coloniser le tronc.

 

 

 

Les Abeilles Solitaires :

Comme leur nom l’indique ce sont des abeilles qui travaillent toutes seules et uniquement pour elle-même. Elles ne produisent pas de miel ; elles font des stocks pour leur larves dans les tiges creusent. Elles souffrent d’une non-connaissance car elles ne sont pas agressives envers les humains car elles non pas de dard. Elles sont d’excellentes pollinisatrices. A cause de nos gestes, leur habitats naturels sont enlevés car elles ont besoin de tas de bois et de branchages pour y s’installer et faire leur nids.

Elles représentent plus de 90 % de la population d’abeilles sauvages. En opposition aux abeilles domestiques. Il est donc essentiel de les protéger également.

1°) Leur rôle :DSC_0081.jpg

Les abeilles solitaires pollinisent les fleurs que ne visitent pas les abeilles domestiques, elles complètent le travail de ces dernières. Elles butinent dès le mois de mars, et pollinisent ainsi les premières fleurs des arbres fruitiers, facilitant les récoltes.

2°) Leur Habitat :

Les abeilles solitaires recherchent de petites cavités pour y faire leur nid et pondre leurs œufs : ce peut être des galeries creusées dans le sol, des tiges creuses de plantes, des trous dans du bois mort… Si elles n’en trouvent pas dans la nature, elles iront s’installer dans les trous d’aération des fenêtres.

3°) Leur cycle de vie :

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Une fois la galerie repérée, l’abeille solitaire y pond une petite dizaine d’œufs. Pour chaque œuf, elle dépose du pollen, de petits insectes et autres nourritures pour les futures larves, puis elle colmate le trou pour créer une loge fermée avant de pondre un autre œuf, et ainsi de suite le long de la galerie. L’abeille qui a pondu mourra avant la fin du développement de cette nouvelle génération.

4°) Leur nourriture :

A l’état adulte, l’abeille solitaire se nourrit du nectar des fleurs qu’elle pollinise. Ce pourquoi il faut planter des plantes mellifères et nectarifères

L’ARBRE

ode à la vie VL’Arbre est la forme de vie se rapprochant le plus du modèle de société dans lequel nous devrions vivre.

Il aide la communauté mais reste un individu à part entière. Même dans son cycle de Vie ou par sa Mort il aide ses semblables.

 

La forêt se sert d’elle-même pour se nourrir et se protéger de l’extérieur. Nos Jardins doivent se servir de ce modèle.

ode à la vie VI

 

Le cycle de vie d’une forêt, est un équilibre. Tout y est recyclé, réutilisé au profit de cette dernière.

 

 

 

 

Le bois mort, les feuilles mortes apportent de la nourriture, par leur décomposition, à ce système. La notion de propre n’y existe pas et la notion de déchets non plus.

 » Une feuille morte tombée au sol n’est pas une souillure, c’est une nourriture  »
Gilles Clément

ode à la vie I

Nous devons essayer de comprendre les systèmes naturels, pour s’en inspirer, pour limiter notre impact sur le monde actuel. Revoir nos schémas de Jardin actuel, figé, et se tourner vers un schéma comprenant toutes les facettes complexes du monde du Vivant, et créer des Jardins regorgeant de Vie !

 

L’arbre doit retrouvé sa place qui lui est dû dans les jardins. Apportant de l’ombre par ses frondaisons, mais également tous les éléments essentiels à une bonne terre grâce aux ses feuilles, lors de leur chute. On effectue un déséquilibre, lorsqu’on retire les feuilles mortes dans son jardin, car l’arbre prélève en profondeur, et en surface, les éléments nécessaire à sa croissance. Lors de la chute des feuilles, ces éléments se retrouvent en surface, et seront utilisés le printemps prochain, suite à leur décomposition. On assiste à cycle fermé, mais si on vient à retirer un élément du cycle, il y a une perturbation qui influe sur tout le cycle !
Chaque action effectué dans le jardin influe, et amène souvent à un déséquilibre du milieu, qui se traduit par la prolifération de ravageur (bactérie / champignon / insecte / rongeur ).

On doit donc réfléchir en fonction à ne pas créer de déséquilibre au sein de son jardin.

ode à la vie III

Ô Jardin, une ode à la vie dans votre jardin.

Champignon-Hallucinogène

L’idée que je veux porter se veut nouvelle dans le domaine du paysage. Je vais donc détailler ma ligne de pensée dans les paragraphes suivants.

Le jardin dans lequel je veux avoir une action est, non pas sur le jardin en lui-même, mais sur vous et les méthodes non appropriées à la vie.

Je veux avoir une réflexion sur son espace (ouvert ou fermé) avant toute action ; action justifiée ou non pour ne pas entacher la vie déjà présente. Il est grand temps de changer notre manière d’entretenir le jardin. Non plus vouloir contrôler la nature, mais l’aider à rentrer et perdurer dans le jardin tellement figé ! Le jardin figé, est le jardin que nous côtoyons tous les jours. Un jardin à la française puissance 1000 ! Aucune feuille morte, aucune « mauvais herbes ». Tout y est stoïc, inchangé d’année en année. Les plantes à fleurs, une fois fleuries, sont rabattues pour en faire des nouvelles, sans se préoccuper du bien-être de la plante ; où les réponses de celle-ci sont trop lente (trop lent pour l’Homme, qui préfère l’asperger de produits bons marchés alors jusqu’à fatiguer la plante). Une plante normalement constituée sait se débrouiller toute seule et lutte pour sa vie. Dans le jardin figé, les plantes luttent pour leur survie ! De saison en saison, le jardin ne bouge pas selon vos souhaits. La nature se trouve privée de ses droits.

Je propose de travailler avec la nature et non contre, pour y favoriser la biodiversité au jardin. Il faudra avoir une autre vision que les jardins actuellement figés. Il faudra donc balayer la culture du propre au jardin. L’équilibre naturel fera que le jardin sera « propre », dirons-nous plutôt soignée (dans tous les sens du terme). Aucune herbes n’ont voulu ne pousseront à l’endroit où l’homme ne veut la voir en utilisant de nouvelles techniques !

Laissez donc entrer la nature, le Naturel, un sauvage dans votre jardin. La notion de sauvage est plus qu’intéressante, car l’homme aime la maîtrise et est rassuré par ce qu’il connaît. Or l’Homme ne connaît plus la nature. Il veut la rendre domestique et lui donner une image ordonnée et figée ; sur laquelle il aura le contrôle !

L’idée est simple, il faut recentrer et lier ensemble l’Homme et la Nature dans une symbiose. Pour cela il faut donc savoir comment fonctionne la nature : les plantes / le sol / la faune. Au travers mes articles, j’apporterai des conseils en passant par des nouvelles techniques, qui autrefois été appliquées dans les jardins de nos arrières grands parents. En respectant ainsi l’homme et la nature. En travaillant ainsi, j’espère faire changer les mentalités sur le vivant en ayant non plus une vision domestique de la nature mais une vision de contemplation, de beauté, de sérénité.

Damien Cosquer

Ode à la vie dans votre jardin