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Alternative face au Jardin Figé

Comprendre le monde qui nous entoure :

La connaissance de son sol, de son climat, de sa topographie est essentiel pour la culture de son sol. Dans le domaine du paysage, il faut que dans tout jardin soit redonner l’essence de la Nature avec des variétés locales, où la faune y est spécialisée sans insectes ravageur ou de maladie.

Il faut ré-équilibrer les systèmes ; alors il s’auto gérera ; sans l’aide de personne.

Selon le manifeste du Tiers Paysage de Gilles clément, il faut créer des ponts de friche dans les jardin. Des corridors écologique, augmenter les zones d’échanges, en recréant différents zones écologique.

Point définition : tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément

Réserve: les espaces primaires et les délaissés qui apparaissent de façon massive sur le territoire, du type friche industrielle, terrain abandonné, se développant par la suite vers une forêt.

Corridor écologique : forme de réserve mais souvent sous la forme linéaire, du type haies, bordures de champs, bordures de routes.

Les limites : ce sont les inter-phases entre les différents milieux, cela constituent en soi des épaisseurs biologiques. Leur richesses est souvent supérieure à celle des milieux qu’elles séparent.

Refuge : pour la diversité, par la somme des délaissées, friches et ensembles primaires.

Délaissé : procède à l’abandon d’un ancien terrain, territoire, qui autrefois était exploité.

ensembles primaire - délaissé - gérés

Les différents ensembles

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

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Réserve – Corridors écologiques –

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

limites.PNG

Les différentes limites

tiré du « Manifeste du Tiers Paysage » Gilles Clément.

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Ainsi, les jardins prennent une toute autre tournure :

  • Corridor écologique
  • utilisation de plantes locales
  • création espace vide / espace plein
  • vie du sol (BRF / Compost)
  • Potager / Fruitier

Recréer un écosystème dans chaque jardin.

Créer des habitats, des niches écologiques où il faut peu de travail et où les animaux viendront s’y loger !

« Laissez environ 1/10 de la surface du jardin à l’état « sauvage ». Ainsi les fleurs sauvages parviendront à fleurir, les abeilles reviendront, bourdons, et papillons, reviendront rechercher du pollen et du nectar. »

 

Symbiose mycorhizienne et Arbres 

Définition symbiose : (Larousse)

Association étroite de deux ou plusieurs organismes différents, mutuellement bénéfique, voire indispensable à leur survie. (La symbiose est fréquente entre les micro-organismes [symbiotes] et des plantes ou des animaux.)

Comment cela fonctionne ? :

Plusieurs chercheurs ont mis en évidence la symbiose entre les racines des arbres et des champignons, sans les champignons, les arbres âgés viendraient à mourir, du fait, du manque de poils absorbant aux extrémités de leur racines, et permettant ainsi de parcourir plus le distances, pour trouver de la nourriture. C’est cela qu’on appelle mycorhize.

mycorrhizae
A gauche, une plante sans mycorhizes / A droite, une plante avec des mycorhizes

Le mycorhize ne permet pas seulement l’échange de substances entre arbres et le champignon, il relie aussi les racines d’arbres différents par un réseau de filaments. Le Wood Wide Web , c’est le nom donné à ce réseau. Il tisse des liens avec des végétaux d’espèces variées dans la forêt. Ce n’est pas seulement des informations qui sont communiquées, mais également du matériel génétique.

Les champignons rendent les plantes plus fortes.

Retrouver ici, le lien vers l’article Le Sol Partie 1 et Le Sol partie 2 .

Hors, selon une étude menée par l’équipe de Martin Bidartando de l’Imperial College de Londres, indique que les symbioses mycorhiziennes seraient vulnérables à la pollution des sols comme celle de l’air. Du fait, de la symbiose, les arbres sont également touchés. Ce qui pourrait expliquer la tendance alarmante à la malnutrition observée chez les arbres des villes.

Compte rendu d’un entretien avec Martin Bidartando de l’Imperial College de Londres :

(tiré de [https://actualite.housseniawriting.com/science/environnement-ecologie/2018/06/07/la-pollution-penalise-un-champignon-qui-alimente-les-arbres-europeens/26941/])

« L’étude, publiée dans Nature, a examiné 40 000 racines provenant de 13 000 échantillons de sol sur 137 sites forestiers dans 20 pays européens. Cela a permis aux auteurs de découvrir des tendances à grande échelle dans les communautés mycorhiziennes, y compris leur tolérance à la pollution. Le Dr Martin Bidartondo, chercheur principal du Département des sciences de la vie d’Imperial et Kew Gardens, a déclaré : Il existe une tendance alarmante de la malnutrition des arbres en Europe, qui rend les forêts vulnérables aux ravageurs, aux maladies et aux changements climatiques. Nous tentons de déchiffrer ce qui se passe dans le sol. Car on ignore souvent les processus qui se déroulent dans le sol et les racines parce qu’il est difficile de les étudier directement, mais ils sont cruciaux pour évaluer le fonctionnement des arbres. »

ode à la vie VI

Les facteurs les plus critiques observés par l’équipe de chercheurs, sont les dépôts trop importants d’azote et de potassium amenés par les pluies ce qui viennent à modifier l’activité biologique de ces champignons, du fait de leur concentration trop élevées. Ainsi, cela n’agit plus comme un bénéfice pour la plante mais bien au contraire comme une pollution ( une sorte d’intoxication, du fait de la concentration trop importante de ces éléments) ; ainsi que des modifications de pH, et de la température de l’air.

Ainsi, dans nos jardins, il faut protéger le sol, les végétaux par des couverts organiques, pour limiter cette diminution de l’activité microbienne, déjà impacter par la pollution, et ne devrait pas être en plus impacté par de mauvaises pratiques au jardin.

Retrouver ici, l’article sur Le Paillage

Il est important que dans nos jardins, nous ayons une réflexion sur les arbres, car trop peu planté, ou de suite élaguer arrivé à une certaine hauteur… hélas je le regrette.

Retrouver ici, l’article sur L’ARBRE

Il est essentiel de planter des arbres de nos contrées et d’éviter au maximum de planter des arbres à fort potentiel prolifique, tel que les chênes verts (Quercus ilex), ou bien des arbres persistants, tel que le Magnolia grandiflora ; qui au niveau faune et flore local, ne joue pas un rôle très important.

Planter à volonté, des Bouleaux, Aulnes, Hêtres, Châtaigniers, Pins …

Le Paillage

1. Définition :

Définition tiré de « le petit livre du paillage et de la permaculture » de Catherine Delvaux, édition Larousse :

L’étymologie du mot « paillis » est claire : un paillis, est une couverture de paille. Le sens a ensuite dérivé et « paillis » désigne toute couverture de la terre, mise en place par le jardinier.

2. La Nature du Paillage :

Il peut être de différente nature : Organique ou minérale. Bien entendu, il faut privilégier le paillis organique pour la vie de son sol.

a) Les paillis minéraux :

Ce sont les graviers, schistes, ardoises, briques pillées, pouzzolane, grave … Ils sont utilisés dans les jardins minérals (japonais, alpins aromatiques …) ; ce sont des matériaux pérenne, qui dure dans le temps. L’utilisation de ces matériaux nécessite d’être toujours entretenu, ou traité. Ce qui, à mon sens, dans un jardin vivant n’a que peu de place, du fait, de l’entretien régulier que cela apporte.

 

b) Les paillis organiques :

Ce qui correspond à de la matière organique, sont ce qui nourrissent la vie du sol – faune épigée / anécique / endogée – grâce à la décomposition de la matière organique ; ce sont des paillis de type paille, feuilles mortes, gazon sec, branches broyées … En procédant ainsi, on limite les déchets verts, et le jardin retrouvera un cycle fermé, rien ne sort du jardin tout y est recyclé !

On apprend, aujourd’hui, à faire des jardins « propre », où y est retiré toutes feuilles mortes, alors que ce sont elles qui apportent l’équilibre dans le jardin, et donc la vie.
Si on les retire, on rend donc le sol stérile de toute vie !

Un jardin doit être un ensemble équilibré et cyclique. Tout déséquilibre apporte son lot de malheur, tel que des insectes ravageurs ou champignons détruisant à petit feu les arbustes ou arbres.
Un ensemble équilibré fera que la réponse au problème se trouve dans l’ensemble lui-même, et ne nécessitera pas d’intervention humaine.
Un ensemble cyclique fera que rien ne sortira de l’ensemble et que tout sera recyclé, et servira à l’ensemble.

Le bois en se décomposant libère du carbone, et les tontes de gazons / herbes libèrent de l’azote. Le sol doit avoir un rapport carbone / azote équilibré, comme cela a été déjà expliqué dans l’article Le Sol Partie 1 .

Le paillage libérant du carbone :

Le paillage libérant de l’azote :

 

3. Pourquoi et quoi pailler ?

Il est important de comprendre que c’est en partie pour la vie du sol qu’il est important de pailler avec du paillage organique. Car en plein été, sur de la terre nue la température peut vite monter jusqu’à 50°C alors que si elle est pailler cela reste vers 30°C. Donc pour les insectes, vers, cloportes, il est essentiel de gardé une température convenable pour éviter de les voir disparaître. Ainsi le travail du sol est réalisé par cette faune, plus besoin de biner ou de bêcher la terre.
De part, le couvert végétal, cela empêche l’évaporation de l’eau lors des grandes sécheresses, et empêche le gel de détruire les racines des végétaux en hiver.
De plus, les graines des adventices (mauvaises herbes) n’ayant pas accès à la lumière, ne peuvent pas germer, ce qui une fois de plus montre les atouts positifs du paillage organique.

 

Tous les endroits du jardin sont bons à pailler ! que cela soit aux pieds des haies, dans les massifs de vivaces, massifs d’arbustes, massifs de rosiers.  Il est judicieux de penser à pailler ses allées, d’une pour avoir les pieds aux secs mais aussi si les allées en herbes demande trop d’entretien.
Il est déconseillé de mettre du paillage organique, aux pieds des plantes de climat méditerranéenne, ainsi que les plantes de rocailles, car préférant avoir les racines chauffées par le soleil. (Important, se référer au Lexique Végétal)

 

4. Comment pailler ?

Il y a quelques règles à appliquer lorsqu’on paille son jardin pour la première fois. Il est important de désherber l’endroit que l’on souhaite pailler car les plantes non voulu à racines pivotantes (pissenlit, chardon, …) et celle avec des stolons (fraisiers, renoncule, …) car elles traverseraient aisément le paillage organique. Il faut épandre une bonne épaisseur, par exemple pour le BRF (bois raméal fragmenté) 10 cm est conseiller alors que pour les feuilles une épaisseur de 20 cm sera nécessaire. Et, il est essentiel de ne pas piétiner son paillage, car les micro-organismes auront aérés le sol, donc à cas de piétinement leur travail sera entièrement détruit …

 

Source : Lydia et Claude Bourgignon, Manifeste pour une agriculture durable.
Catherine Delvaux, Le petit livre du Paillage et de la Permaculture.

 

Evolution Naturel dans Le Temps

  • Il est essentiel de comprendre comment fonctionne la Nature dans le temps.
  • Quels sont les différentes étapes qui se mettent en place ?
  • Pourquoi il existe toujours très peu d’ensemble (espace) vide naturel ?
  • Quels sont les éléments essentiels à la « première installation » des plantes ?

Les différentes strates :

Créer des ensembles vides (minéral / gazon) nécessite un entretien constant pour rompre l’installation des herbes pour le premier ensemble et des arbustes pour le second ensemble.

Les graines vont germer dans ces ensembles vides, et créer des ensembles équilibrés par la dégradation des nouveaux éléments germés, et ainsi créer de l’humus pour permettre l’implantation de nouvelles espèces végétales tels que des arbres arbustes.

La dégradation des herbes, petits arbustes s’effectue dans une échelle de temps court (6 mois à 1 ans). Car les caducs (végétaux perdant leurs feuilles d’une année sur l’autre) sont plus « mou » et sont ainsi dégradés lors de leur chute au sol ; grâce à notre faune du sol qui mangent et digèrent ce type de bois pauvre en lignine (comparé aux végétaux persistant) cela créer donc le cycle de dégradation de la Matière organique.

https://ojardinconseil.com/2018/08/28/le-sol-partie-1/

On voit donc plusieurs strates se créer naturellement :

  1. Strate rocheuse
  2. Strate herbacée
  3. Strate arbustive
  4. Strate arborée

C’est donc avec ces différentes strates qu’il faut jouer dans les jardins.

Il existe donc très peu d’espaces vides en pleine nature, sauf catastrophes naturelles. La Nature tend à couvrir tous les milieux. Les plantes, entre elles, développent des techniques pour vivre et survivre dans les milieux ouvert : c’est une lutte entre chaque espèce végétal et sont sans pitié pour assurer leur survie.

Extrait de la Vie secrète des arbres de Peter Wollenberg :

« Si le système [forêt] ne s’effondre pas, cela tient uniquement au jeu de mécanisme qui limitent les excès. Le groupe [végétaux] qui est trop avide, qui prend trop sans offrir en contre partie, se condamne à l’extinction par destruction de ses moyens d’existence »

La forêt-Jardin, lieu de l’équilibre :

Une forêt-jardin, est donc l’ensemble qui est présenter comme le plus équilibré. Où les végétaux s’auto-régularisent entre eux.

Définition d’une forêt-Jardin :

« Une forêt jardin est un jardin créé selon le modèle de la forêt naturelle. Elle est composée de différents étages de végétation, appelé strates, avec des grands arbres, arbustes ou arbrisseaux, de buissons et de plantes herbacées.

C’est un système auto-suffisant, durable et varié. Il nécessite peu de travail et présente des bénéfices environnementaux et sociétales. »

Les éléments essentiels :

Trois éléments sont primordiaux à la survie de ce jardin :

  • Lumière
  • Eau
  • Humus

Les grands arbres vont stabilisés ces trois éléments. Ils vont utilisés 97% de la lumière du soleil pour leurs propres intérêts. Pomper et retenir l’eau. Créer de l’humus grâce à leur bois mort, feuilles mortes. Et cela est seulement possible grâce à une vie dans le sol (champignons / bactéries / faune épigée – anécique – endogée).

https://ojardinconseil.com/2018/09/19/le-sol-partie-2/